L’Histoire du thé #3 : apparition du matcha au Japon au XIIe siècle

Thé vert matcha du Japon - DR

Thé vert matcha du Japon – DR

Le matcha (parfois écrit maccha), est un thé vert broyé entre deux pierres pour le réduire en une poudre très fine. Il a fait son apparition au Japon au XIIe siècle et est utilisé pour la cérémonie du thé japonaise. 

Il fait fureur en cuisine et notamment en pâtisserie. Tous les grands chefs parent leurs création de thé vert matcha, ce thé précieux apparu au Japon au XIIe siècle grâce à un moine bouddhiste. Le thé matcha le plus réputé est celui de la région de Nishio dans la préfecture d’Aiche et on l’appelle le Nishiocha.

Selon la légende, le thé en tant que boisson fut introduit au Japon par un moine bouddhiste indien venu de Chine, Bodhi Dharma et devint rapidement populaire. Comme décrit dans Le Classique du thé de Lu Yu, il s’agissait alors de thé compressé, bouilli dans du lait et assorti d’épices et de sel (façon de boire le thé qui perdure au Tibet et en Mongolie).

Mais en 1191, le bouddhisme Chan (aussi appelée « zen », il s’agit de l’école fondée par Bodhi Dharma en Chine), est importé au Japon par le moine Eisai, et avec lui arrive le thé en poudre. Si ce thé en poudre, ou matcha, fut ensuite oublié en Chine, il devint très populaire au Japon au point qu’au XVIe siècle, le maître de thé Sen no Rikyū formula les principes de la cérémonies du thé japonaise, le Chanoyu, à partir du matcha.