Thé comme t’es #8 : Sarah et le Genmaïcha

Thé comme t'es - Sarah aime le Genmaicha et les thés fumés - ©Florent Baffi

Thé comme t’es – Sarah aime le Genmaicha et les thés fumés – ©Florent Baffi

Sarah, 26 ans, Paris

Journaliste et blogueuse

C’est pendant que j’étais en stage à la rédaction du International Herald Tribune, en 2011, que j’ai découvert le Genmaïcha. Un après-midi, la secrétaire de rédaction dont le bureau était juste à côté du mien en a fait une théière et m’en a proposé une tasse. Déjà, les effluves m’ont beaucoup intriguée car elles ne ressemblaient à rien que je connaissais : le Genmaïcha est un thé vert Bancha auquel sont mélangés des grains de riz grillés et soufflés, ce qui lui donne une odeur caractéristique de céréales, presque de pop-corn. Odeur que prolonge son goût, lui aussi très spécial. Mais quelle douceur ! Là où le thé vert peut facilement être un peu âpre et astringent, ce que je déteste, le Genmaïcha est d’une douceur incroyable, je le trouve très réconfortant. Avec son goût légèrement « alimentaire », il est idéal pour le goûter, mais c’est surtout le matin que je ne peux pas m’en passer. J’en bois facilement deux ou trois tasses dans la matinée. Je l’achète chez Kioko, une épicerie japonaise de la rue des Petits Champs où j’opte, selon mes moyens, pour un Genmaïcha classique, pas très cher, ou pour la version « luxe », le Genmaïcha avec du matcha dedans (une poudre très fine de thé vert moulu) ce qui lui donne une belle couleur verte presque fluorescente.

Mon autre passion, c’est les thés fumés. Je bois très souvent une tasse de Lapsang Souchong dans l’après-midi, et plus il est fumé plus je l’aime : j’ai découvert récemment le Tarry Souchong, fumé à la racine d’épicéa ou de cèdre, et je suis aux anges. Sinon, j’ai aussi un petit faible pour le Smoky Earl Grey de Fortnum & Mason dont je rapporte systématiquement quelques boites depuis la gare Saint Pancras quand je vais à Londres. Ces odeurs de fumé m’évoquent de longs après-midi d’hiver, le coin d’un feu, bref, une atmosphère paisible et douillette.

Sarah, 26, Paris

Journalist and blogger

It was during an internship with the International Herald Tribune in 2011 that I discovered Genmaicha tea. One afternoon, the copyeditor, whose office was just next to mine, made a teapot and offered me a cup. I was intrigued by the fragrance of this tea because it smelled like nothing I knew then: Genmaicha is a green Bancha tea with roasted brown rice, which gives it a distinctive cereal smell, almost a popcorn one. A smell one finds back in this tea’s lingering taste – quite a special one, but so comforting! When some green teas easily get raspy and bitter, which I hate, Genmaicha is soft and soothing. Its peculiar taste makes it ideal with a snack, but it’s mostly in mornings that I can’t do without it. I can easily drink two or three cups before lunch. I buy it at Kioko, a Japanese grocery shop rue des Petits Champs in Paris where I choose, according to my means, the classic Genmaicha, which is not too expensive, or the « luxury » version, with matcha in it (Japanese powdered tea) which gives it a nice green colour, almost fluorescent. 

My other passion is smoked tea. I often drink a cup of Lapsang Souchong in the afternoon, and the smokier, the better. I recently discovered Tarry Souchong, a tea smoked with spruce or cedar wood, and I’m just over the moon with it. I am also very partial to Fortnum & Mason’s Smoky Earl Grey. I always bring a tin back from their St Pancras shop when I go to London. These smoky odours remind me of long winter afternoon spent next to a nice open fire – my idea of a quiet and cosy atmosphere.