Bernstein, Gershwin et Chostakovitch : une nuit de poésie jazzy au Grand Théâtre de Tours

La flûte solo Caroline Marchesseau s'échauffe avant un concert au Grand Théâtre de Tours - ©Chloé Chateau

La flûte solo Caroline Marchesseau s’échauffe avant un concert au Grand Théâtre de Tours – ©Chloé Chateau

Vous allez me dire que j’ai du retard mais je voulais vous parler aujourd’hui du concert donné au Grand Théâtre de Tours le 5 mars dernier. Au programme, On the Town, Three Dances Episodes de Leonard Bernstein, Rhapsody in Blue de George Gershwin avec, au piano, Carole Carniel, et la Symphonie n°5 en ré mineur, op. 47 de Dimitri Chostakovitch. Le tout sous la direction de Jean-Yves Ossonce. 

J’ai mis le temps avant de vous en parler mais à ma décharge j’ai été hyper débordée ces dernières semaines. Mais ne vous y trompez pas : mon retard ne signifie pas que je n’ai pas apprécié le dernier concert présenté au Théâtre de Tours, loin de là. C’est une entrée en matière énergique et vigoureuse que nous donna à entendre l’orchestre de Tours, dirigé par Jean-Yves Ossonce, avec ces trois danses de Leonard Bernstein. Inconnus pour moi jusqu’alors, ces airs me séduisirent par leur grâce et leur entrain. J’ai eu un coup de cœur particulier pour la troisième danse, « Time Square Ballet », absolument irrésistible avec son rythme tour à tour enlevé et langoureux.

Ensuite, le piano fut avancé sur le devant de la scène pour la soliste Carole Carniel, brillante dans son interprétation envoûtante de la célèbre Rapsody in Blue de George Gershwin. Rappelée plusieurs fois sur scène par les applaudissements, la pianiste se réinstalla avant la pause pour un autre morceau, qu’elle interpréta en solo, The Man I Love, toujours de George Gerswhin, pour rester dans le thème.

Après cette première partie énergique, la 5e Symphonie en ré mineur, op. 47 de Dimitri Chostakovitch sonna comme une invitation au repos au premier abord. En en discutant avec quelques musiciens après la représentation, j’exprimai l’idée qu’il aurait peut-être mieux valu commencer par Chostakovitch pour conclure avec Bernstein et Gershwin. « Oh là là, non ! » me répondirent-ils tous en chœur – apparemment la « Cinquième de Chosta » est en effet épuisante à interpréter et il leur aurait été difficile de tout donner ensuite sur Bernstein et Gershwin, m’expliqua la flûte solo Caroline Marchesseau, qui fut brillante lors de ce concert, et particulièrement inspirée lors de son solo dans cette deuxième partie. Beaucoup de rêve en somme pour cette soirée magique et très jazzy au Grand Théâtre de Tours, dont nous émergeâmes des étoiles plein les yeux et les oreilles.

Bernstein, Gershwin et Chostakovitch : le programme du concert de l'orchestre de Tours le 5 mars 2016 - ©Chloé Chateau

Bernstein, Gershwin et Chostakovitch : le programme du concert de l’orchestre de Tours le 5 mars 2016 – ©Chloé Chateau