Dégustation de thés d’exception avec Dammann Frères

Dégustation de thés d'exception Dammann Frères - ©Chloé Chateau

Dégustation de thés d’exception Dammann Frères * – ©Chloé Chateau

Il y a peu, Dammann Frères a décidé de rassembler les blogueurs thé pour leur faire mieux découvrir la marque. Au programme des réjouissances, un mystérieux #DammannDay (dont je vous parlerai très prochainement) et, en amont, une dégustation de thés offerts par la marque. 

Forcément, qui dit thé offert, dit que je me jette dessus, évidemment, mais pas à n’importe quelles conditions – vous commencez à me connaître, je me suis grave snobisée du thé avec l’âge. Comme pour T pour Thé, j’ai donc un peu mené la vie dure à Dammann Frères en expliquant que je ne buvais que du thé nature ou presque (parfois un thé noir parfumé) et que j’avais grave des goûts de luxe (Darjeeling, thé jaune, oolong, de temps en temps un thé vert à condition qu’il soit top). J’ai un peu eu peur de la réponse qu’on me ferait mais à ma grande surprise, ils ont eu l’air d’apprécier que j’aime autant le thé et m’ont fait un très jolis colis (et je les en remercie ici une fois encore). Il est arrivé un lundi matin (mon jour de repos) et, ni une, ni deux, je l’ai ouvert immédiatement et ai goûté deux des thés le jour-même et les autres les deux jours suivants. Il faut dire que le programme était plus qu’alléchant :

Pu-Erh blanc sauvage (thé sombre de Chine) : 

Les bourgeons duveteux à partir desquels ce thé Pu-Ehr blanc est manufacturé sont récoltés à la main sur des théiers sauvages dans les montagnes du Yunnan. 

Yin Zhen « Pointes blanches » (thé blanc de Chine) : 

Des bourgeons parés d’un abondant duvet, simplement séchés après la cueillette. Ce thé rare, de la région de Fu Ding (province de Fujian), se distingue par sa fraîcheur et sa délicatesse. Sa liqueur pâle révèle des notes fleuries et de châtaigne. 

Yun Wu (thé vert de Chine) : 

Son nom « Nuages et brume » vient des pentes brumeuses entre 500 et 1500 m où il est cultivé. Ce lot a été récolté avant les premières pluies du printemps à Songxi, au nord du Fujian. Ses feuilles finement bouclées produisent une infusion aux arômes très verts, légèrement torréfiés.

Oolong Phoenix (thé de Chine)

Manufacturées dans les montagnes « Phoenix » de la province de Guangdong, ces longues feuilles sombres libèrent à l’infusion des arômes surprenants, évoquant la mangue et le lychee, se mêlant aux notes boisées, torréfiées, typiques des Oolongs sombres. 

Yunnan Céleste T.G.F.O.P. (thé noir de Chine): 

Ces pousses fauves, torsadées et duveteuses donnent une liqueur corsée mais sans amertume, ronde. Son arôme évoque les sousbois, les épices, le tabac et le miel. Ce cru s’accordera à merveille avec un tajine aux fruits secs ou des desserts chocolatés.

Tourbillon (thé noir parfumé) : 

Mélange de thés noirs de Chine et du Sri Lanka où se mêlent dans un Tourbillon de saveurs, les arômes marron glacé, biscuit, caramel toffee, fleur d’oranger et abricot confit. 

Amoureuse transie de tous les oolongs du monde depuis que j’en ai découvert l’existence, c’est naturellement que j’ai commencé ma dégustation lundi par le Oolong Phoenix. J’aime le thé oolong, qu’il soit peu ou beaucoup oxydé, mais c’est vrai que j’ai découvert cette sorte de thé avec le Da Hong Pao que mes parents m’avaient rapporté de Chine et c’est donc avec émotion que j’ai goûté ce oolong sombre. Et donc ? Une merveille ! Vous connaissiez le double effet Kiss Cool ? Eh bien là c’est le Triple effet Phoenix ! D’abord en bouche, les notes boisées de ce oolong. Puis, une fois qu’on a avalé une gorgée, les arômes reviennent en bouche en deux fois et on sent encore mieux les notes torréfiées et fruitées de ce thé sublime. Un vrai de vrai coup de cœur – il faut dire que quand mon stock de Da Hong Pao sera épuisé, il faudra bien que je lui trouve un remplaçant (même si en attendant, mon Oolong Imperial de TWG fait plutôt bien l’affaire).

Plus tard, en début de soirée, je n’ai pas résisté et j’ai ouvert le sachet de thé blanc, le Yin Zhen « Pointes blanches ». Ses feuilles duveteuses m’appelaient du fond du sachet et réclamaient d’être infusées, comprenez-vous. Dans la tasse, on hume un vrai bouquet de fleurs fraîches, c’est incroyable. Mais aussi une note de fruits secs, la fameuse châtaigne ! Très différent d’un thé blanc très herbacé de type Pai Mu Tan, ce thé blanc était rond en bouche, un délice.

Mardi j’ai décidé de prendre une bonne tasse de Yunnan Céleste T.G.F.O.P. à la place de mon thé du matin habituel. Je dois avouer que j’avais quelque appréhension car je ne suis généralement pas une grande fan de Yunnan, que je trouve souvent bien trop fort à mon goût. Mais Dammann m’a réconciliée avec cette appellation grâce à ce Yunnan Céleste. Déjà, ses feuilles brunes et dorées délicates n’annonçaient rien des broken Yunnan dont j’avais l’habitude. Et au goût, un thé somptueux qui m’a bien fait changer d’avis sur le Yunnan : boisé, au bouquet fruité et une note de pain grilléJe pourrais bien me faire à l’idée de commencer tous mes matins comme ça ! 

Il n’en restait plus que trois à tester. Nous avons essayé le thé vert, le Yun Wu, mardi midi avec une amie au Tearoom pour accompagner notre déjeuner léger (des chasoba – des pâtes au matcha – et une poêlée de saumon et de thon à l’huile de noix et aux graines de sésame). Comme je l’ai déjà expliqué sur ce blog, je ne tiens pas plus que cela au thé vert. Si je vais quelque part et qu’on m’en sert, je le bois et je l’apprécie (généralement). Mais je ne m’en fais pas moi-même. À moins qu’il ne s’agisse de quelque chose de super. Et ce Yun Wu correspond à cette description. Une fois encore ce sont les yeux qui se sont affolés les premiers. Avec son aspect « cheveux d’ange », difficile de résister à ce thé, si vert fut-il. Et ses notes torréfiées m’ont convaincue. J’ai bien fait de le prendre en déjeunant plutôt que seul, ceci dit, car j’ai apprécié l’association avec les spaghetti au matcha (achetés lors de mon passage à Umami à Paris) et le poisson.

Quant au Pu-Erh blanc sauvage nous l’avons goûté dans la foulée (tant qu’à faire). J’ai d’abord été surprise par la légèreté de la couleur de l’infusion (dans une eau à 75°C, pendant les deux premières minutes j’ai plutôt eu l’impression qu’il ne se passait rien. Et en fin de comptes, on obtient une infusion jaune léger au goût fruité et délicat. Personnellement je n’y ai pas trouvé les caractéristiques du Pu-Erh fermenté (ce qui paraît logique puisque, sauf erreur de ma part, hein, il ne subit pas du tout ce processus de fabrication). Du coup c’était une drôle de surprise, à la fois agréable parce que j’ai découvert un thé très doux et surprenante car je m’attendais à un thé plus fort en goût.

Enfin il ne restait plus que le thé noir parfumé Tourbillon. Avec ses arômes naturellement sucrés, comme le sirop d’érable, j’ai pensé qu’il ne devrait pas trop mal s’en sortir en thé glacé et Jackpot ! J’ai eu raison, il est top, même froid. Je l’ai servi à mes clients au Tearoom qui ont également été conquis. Si on doit donc faire le bilan, c’est avec grand plaisir que j’ai découvert ces nouveaux (pour moi) thés Dammann Frères, une marque que je connais d’ailleurs plutôt bien. Je ne m’attendais pas à être aussi agréablement surprise, même si je n’avais aucun doute sur la qualité de leurs produits. C’est définitivement avec beaucoup d’enthousiasme que j’attends le 22 juin pour la visite de l’usine à Dreux avec Sarousse de My Cup of Tea et d’autres blogueurs !

*Pour info, le cadre a été choisi avec, par et en accord avec des clients du Tearoom qui oscillaient entre un choix « sobre » et un autre « printanier ». Ce bleu est donc un compromis. Merci de votre attention. Pour les réclamations en termes de bon goût… Bah laissez donc tomber c’est plus simple 😉