Tea test : le blend Napoléon de Lupicia

Tea Test Bonaparte N°40 Lupicia - ©Chloé Chateau

Tea Test Bonaparte N°40 Lupicia – ©Chloé Chateau

Il y a une dizaine de jours je nous nous promenions avec ma sœur du côté de Saint-Germain, nous sommes tombées par hasard sur la boutique de la marque Lupicia. Comme Tea, Cookie & Pistache m’en avait chanté les louanges, nous y sommes entrées pour y faire un tour et, évidemment, je ne suis pas repartie les mains vides, mais avec une boîte de 50g du mélange Bonaparte, dont l’odeur m’avait séduite. 

La boutique Lupicia Paris est grande, lumineuse, agréable, et le personnel très accueillant – c’est d’ailleurs une personne en formation qui s’est occupée de nous et qui a été très agréable et professionnelle, sachant répondre à toutes mes questions. J’ai beau ne pas trop aimer le thé vert et encore moins le thé vert japonais, j’ai craqué à l’odeur sur le mélange Bonaparte N°40, qui associe un Darjeeling de printemps à du thé vert japonais. C’est en me rendant sur le site de la marque que j’ai appris que j’avais sélectionné une édition limitée spécialement créée pour la France : « Thé édition limitée pour la France, mélange de thé noir Darjeeling 1st flush et de thé vert Japonais de Miyazaki. Imaginé pour la boutique parisienne comme une rencontre à travers le thé entre la France et le Japon, il mélange habilement un thé vert japonais Kama-iri cha, le 1er thé exporté du Japon vers l’Europe, avec un thé noir Darjeeling de printemps, très populaire et prisé en France et en Europe. Un thé vert Sencha de Kyoto (jardin d’Uji) est aussi mélangé à l’ensemble, afin d’obtenir une liqueur souple et douce à la parfaite harmonie. »

Sur le sachet Lupicia préconise d’infuser ce mélange Bonaparte N°40 1 à 1’30 minute dans une eau bouillante (en utilisant 2 à 2,5g pour 150ml d’eau). J’ai préparé une petite théière d’un demi-litre avec 5g de thé que j’ai laissé infuser 2’30 minutes dans une eau à 85°C (j’ai un peu de mal avec l’idée d’infuser du thé vert japonais dans de l’eau bouillante et idem pour les Darjeeling de printemps). J’ai ainsi obtenu une liqueur orangée aux notes boisées (la vendeuse chez Lupicia m’avait dit qu’un des thés verts utilisés était torréfié). En bouche, on retrouve la vigueur des jeunes Darjeelings et des thés verts japonais, avec une légère âpreté et une petite amertume. Du coup, alors que j’avais vraiment adoré l’odeur des feuilles non infusées, je n’ai pas trop aimé ce mélange qui ne correspond pas à mon palais. De façon assez amusante toutefois, j’ai remarqué qu’une grande partie de l’amertume et de l’âpreté disparaissait une fois le thé refroidi (alors que c’est souvent l’inverse) et je l’ai donc fini glacé, le trouvant particulièrement désaltérant. En fin de comptes, j’ai été séduite plus par la marque que par le thé que j’ai choisi, mais c’est de ma faute, aussi, puisque j’ai sélectionné quelque chose qui ne collait pas avec mes goûts dès le départ. C’est avec plaisir toutefois que je retournerai chez Lupicia pour tester autre chose – j’avais beaucoup aimé l’odeur du thé noir Cerise (mélange de thés noirs d’Inde et d’Indonésie parfumé à la cerise japonaise, un peu acidulée, et relevé avec du poivre rose et du romarin).