Photos : virée lilloise de novembre (frites and maroilles included)

Week-end à Lille

Week-end à Lille

Donc, après avoir vendu mon salon de thé, je me suis bien amusée à faire la paperasse et ensuite je me suis préparé un petit voyage de rêve d’un mois, dont la plus grande partie se déroule en ce moment-même en Grande-Bretagne, mais qui a commencé par un week-end lillois, avec tout ce qu’il faut dedans, notamment du maroilles, des frites et plein, plein, plein de nourriture (et de promenades dans le froid pour éliminer). 

À mon arrivée le samedi après-midi, le week-end avait pourtant commencé en douceur avec le risotto épinards-fêta de Johanna. Ensuite on s’est promenés avec Johanna et Julien, qui m’ont montré Lille, que je n’avais vue. Quand Julien a dû partir, on a pris le goûter avec Johanna dans THE salon de thé de Lille, L’Impertinente. Le soir, on aîné dîné avec les amis de mes amis, qui sont donc mes amis (c’est bien, vous suivez), au Chat dans l’Horloge, où, comme on a plus ou moins tous pris des plats différents, j’ai pu goûter la plupart des spécialités locales : la maroillette (comme de la tartiflette mais au maroilles, donc), le Welsh (un peu comme du Welsh Rarebit dans l’idée mais différent quand même : pain de mie, jambon, cheddar et bière et hop ! au four), le Mijoté de bœuf au maroilles et la Carbonade flamande (bœuf bourguignon avec de la bière au lieu du vin et avec du pain d’épices). On a bu de la bière, évidemment, dont une qui s’appelait la Cuvée des Jonquilles; et mangé de la tarte  la bière et de la brioche façon pain perdu. Après on a revu de la bière dans un pub et on est rentré parce que c’est pas tout ça, on était fatigué.

Le dimanche, je me suis réveillée pour découvrir Julien, en tablier (avec des vêtements dessous, hein), en train de faire l’appareil à pancakes. Apparemment il semblerait que ça soit de série dans tous les appartements de Lille : quand on emménage, on a droit à un beau gosse qui nous prépare des douceurs tous les matin. Il paraîtrait que c’est Martine Aubry qui a décidé de mettre ça en place pour compenser avec le temps de merde et le manque de soleil à l’année. Perso, je trouve que c’est une bonne idée. Après ça, on a paressé en regardant Netflix, puis on est allé se promener avec Julien, cette fois, pendant que Johanna préparait la carbonade. Ensuite on a tous bravé le froid pour aller au Dernier Pub avant la fin du monde, le paradis des fans de Doctor Who, Harry Potter et autres fictions dignes du Comic Con. J’ai fait des selfies dans le placard de Harry sous l’escalier et devant les WC/Tardis (plus grands à l’intérieur qu’à l’extérieur) et on a bu des cocktails nommés TriForce, 42 et Tardis (on a gardé le Hoverboard et The Dude pour une prochaine fois) en jouant à Gloom. La grosse éclatade. Ensuite, on est allé cherché des frites au magasin de frites L’Authentique avec Julien (parce que dans le Ch’nord on déconne pas avec les frites, qui sont cuites en deux temps, d’abord dans l’huile, puis dans la graisse de bœuf, ce qui en fait à la fois un des meilleurs trucs que j’aie jamais mangé mais aussi un des plus gras, ça paraît évident) qu’on a rapportées pour les déguster avec la fabuleuse carbonnade de Johanna, qui est un fin cordon bleu. Après ça, dodo (honnêtement, c’est pas comme si on pouvait trouver la force de faire quoi que ce soit d’autre, de toute façon). Le lendemain matin, c’était Eurostar et direction Londres après un week-end plutôt génial et d’assez bon augure pour le reste du voyage sous le signe, visiblement, de la bonne bouffe et des bons moments entre amis.