Théâtre : 24h de la vie d’une femme avec Pascale Bouillon

24h de la vie d'une femme au théâtre guichet Montparnasse avec Pascale Bouillon

24h de la vie d’une femme au théâtre guichet Montparnasse avec Pascale Bouillon

Hier soir je suis allée au théâtre Le Guichet Montparnasse avec ma petite sœur pour voir une adaptation de 24h de la vie d’une femme de Stefan Zweig, avec Pascale Bouillon. C’était vraiment chouette et j’ai donc voulu vous en parler rapidement car cette pièce n’est jouée que le jeudi pour trois semaines encore. 

On est arrivées avec Daphné au théâtre Le Guichet Montparnasse vers 20h30 pour récupérer nos tickets. On a attendu quelques minutes avant de découvrir une minuscule salle avec cinq rangs. Audience maximale, une trentaine de personnes, je pense. C’était la première fois que je me retrouvais dans un si petit théâtre et au début je dois dire que j’étais mal à l’aise. La voix de Patrick Rouzaud (le metteur en scène, qui fait également office de narrateur) retentit alors pour nous raconter le prélude de ces 24h de la vie d’une femme. Puis Pascale Bouillon, qui a réalisé sa propre traduction et adaptation du texte de Stefan Zweig, entre en scène et commence à nous raconter cette histoire d’une rencontre, brève et intense, avec un jeune homme à peine plus âgé que son fils, il y a quelques années au casino de Monte-Carlo.

En voyant Pascale Bouillon seule sur scène, je me suis d’abord sentie encore plus mal à l’aise qu’en découvrant la salle. Nous étions dix spectateurs répartis sur ces bancs. J’étais au beau milieu du troisième, pour bien voir – j’aime bien être au milieu et bien voir, au théâtre. J’aime bien être au centre parce que le vrai centre ce n’est pas moi, c’est la scène et que je disparais normalement dans l’audience. Là, j’étais en plein milieu et j’avais l’impression que l’actrice me regardait, qu’il n’y avait que moi en face d’elle. Au bout de quelques minutes, je réussis toutefois à secouer cette sensation et commençais à vraiment apprécier le spectacle.

En une heure, Pascale Bouillon nous a raconté comment un concours de circonstances va entraîner une femme de la haute société aux valeurs stricte dans une journée de passion l’entrainant à oublier son honneur, sa famille et même sa fortune. Dans un récit qui nous montre comment un bref instant peut tout changer et même bouleverser une vie et faire voir le monde différemment, on redécouvre la délicatesse des histoires de Stefan Zweig.

Quand la lumière s’est rallumée, notre premier réflexe a été de saluer la performance de Pascale Bouillon, qui venait quand même de nous débiter un monologue d’une heure, tout en évoluant sur scène selon une chorégraphie simple mais efficace et loin d’être improvisée. J’ai beau aimer parler et être capable de le faire des heures durant, c’était impressionnant. Et agréable. On a passé une très bonne soirée. C’est d’ailleurs pour ça que je voulais vous en parler rapidement, car il ne reste que trois dates pour assister à ce spectacle, qui n’est joué que le jeudi, jusqu’au 26 janvier prochain inclus. Alors pas le temps d’hésiter, réservez !