Une matinée au Petit Palais pour l’exposition Oscar Wilde, l’impertinent absolu

Oscar Wilde, l'impertinent absolu au Petit Palais

Oscar Wilde, l’impertinent absolu au Petit Palais

Plus qu’une semaine pour voir la spectaculaire exposition Oscar Wilde, l’impertinent absolu au Petit Palais, avec des écrits de la main de l’écrivain irlandais, des manuscrits originaux, des tableaux de préraphaélites commentés par Oscar Wilde, un retour sur son œuvre en tant qu’écrivain et poète, bien sûr, mais également comme critique d’art ou esthète, sans oublier la tragique fin de sa vie, le fameux procès, son emprisonnement, et son décès à Paris. 

Ce qui m’a le plus touchée dans cette exposition, moi qui aime tant Oscar Wilde ? La foule. Non mais littéralement. Je suis arrivée dix minutes avant l’ouverture du musée et bien que j’aie pris mes deux billets pour Oscar Wilde, l’impertinent absolu et L’Art de la paix, j’ai commis l’erreur impardonnable de commencer par cette dernière parce qu’elle était la première sur mon chemin. Dommage. Parce que lorsque j’ai commencé l’expo consacrée à Oscar Wilde à 11h, c’était déjà noir de monde, ce qui gâche un peu le plaisir d’une si belle expo.

Car il s’agit en effet d’un événement, comme le Petit Palais nous en informe sur la page de l’exposition :

« Le Petit Palais est heureux de présenter la première grande exposition française consacrée au célèbre écrivain Oscar Wilde (né en 1854 à Dublin – mort en 1900 à Paris).

« Bien que l’auteur soit mort dans la capitale, le centenaire de sa disparition n’ y a pas été commémoré, alors que Londres lui consacrait deux grandes expositions en cette année 2000, l’une à la British Library, essentiellement littéraire et biographique, l’autre au Barbican Center autour des rapports de Wilde avec les artistes de son époque.

« Pour cette grande première, le Petit Palais retracera la vie et l’oeuvre de ce parfait francophone et ardent francophile à travers un ensemble de plus de 200 pièces rassemblant documents exceptionnels, inédits pour certains, manuscrits, photographies, dessins, caricatures, effets personnels, et tableaux empruntés en Irlande et en Angleterre bien sûr, mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, en Italie, dans les musées français (musée d’Orsay, BnF…) et dans différentes collections privées. »

Le long du parcours on découvre la vie d’Oscar Wilde, de sa naissance et son enfance à sa mort à Paris, en passant par ses études en Irlande puis à Oxford, ses voyages, notamment en France et aux États-Unis, ainsi que sa carrière de critique d’art, avec des œuvres de préraphaélites et les commentaires que l’auteur en a faits. Les amoureux de l’écrivain découvriront également des manuscrits, des lettres, des éditions originales, des caricatures, les dessins originaux d’Aubrey Beardsley pour Salomé… Mais également la fameuse carte de visite au message mal orthographié du marquis de Queensbury, accusant Oscar Wilde d’être un « somdomite ». En conséquence, l’écrivain intentera un procès pour diffamation au marquis, procès qu’il perdra et à la suite duquel il passera deux ans en prison et finira ruiné.

Pour profiter de cette très belle exposition, il ne vous reste qu’une semaine, puisqu’elle se termine le 15 janvier. À noter, les deux nocturnes vendredi et samedi jusqu’à 21h. Pensez à réserver et, si vous en avez la possibilité, arrivez tôt le matin, un peu avant l’ouverture. Samedi nous avons abandonné l’idée de faire la queue avec ma sœur parce qu’il aurait fallu attendre deux heures, même avec un billet coupe-fil. La queue pour l’exposition L’Art de la paix, qui décide de faire un pied de nez à l’art de la guerre en ces temps perturbés, est un peu moins longue (et l’exposition se termine également le 15 janvier). Si vous prenez des billets pour les deux, vous bénéficierez d’une réduction et pourrez « gruger » en entrant par la porte de L’Art de la Paix. Une fois dans le musée, du moment que vous avez les bons billets en main, vous pouvez naviguer d’une exposition à l’autre sans ressortir.

Pensez également à prendre votre smartphone et vos écouteurs : le Petit Palais a préparé une application très réussie reprenant l’audio-guide du parcours de l’exposition, ainsi qu’un carnet de découverte (payant, 2,99€ de mémoire), qui permet de redécouvrir la chronologie d’Oscar Wilde, avec des photos des œuvres et de mini-podcasts, les voyages de l’écrivain et son abécédaire, ainsi que revoir en vidéo les entretiens avec Robert Badinter (qui revient sur le procès et l’incarcération de l’écrivain) et Merlin Holland (petit-fils d’Oscar Wilde et conseiller scientifique de l’exposition). Des images, enregistrements et vidéos que vous apprécierez de ré-écouter tranquillement chez vous, comme un extrait du Portrait de Dorian Gray lu, en français, par Rupert Everett.