Best books of 2016: mon top 15 des livres lus l’année dernière

 

Top 15 livres 2016

Top 15 livres 2016

Pour rester un peu dans les bilans, et puisque je n’ai pas eu forcément le temps ou l’occasion de vous parler des livres que j’ai lus et/ou aimés l’année dernière, je me suis dit que j’allais vous donner mon Top 15 littérature de 2016. Je vous préviens tout de suite, c’est hétéroclite (et loin d’être récent pour la majorité). Et pour ceux qui se poseraient (un peu naïvement) la question : évidemment que le but c’est pas que le partage, mais aussi de me la péter un peu. 

Je m’étais lancé le défi de lire 52 livres en un an (un par semaine en moyenne) mais je n’avais pas précisé ce que j’entendais exactement par « livre » (pas folle, la guêpe). Je suis sympa, je vous épargne le guide Lonely Planet de l’Écosse (que je n’ai pas tout à fait lu à 100% de toute façon, pour être honnête) et le mode d’emploi de la TO by Lipton, mais vous allez trouver des livres pour enfants (illustrés, en plus), des BD (ça prend moins de temps à lire qu’un roman – sauf s’il est signé Amélie Nothomb – à moins de prendre le temps de bien regarder les illustrations, ce que j’ai fait) et même le mémoire de fin d’année de mon amie désormais diplômée art-thérapeute (ça faisait 77 pages Word et je l’ai lu trois fois en tout, dont deux la même soirée, la veille qu’elle le rende, moi je dis que ça compte).

J’ai détaillé un peu mes avis sur ce Top 15 mais après la galerie de couvertures je vous ai mis la liste complète des 52 livres lus en 2016, pour qu’on rigole un peu. Y’avait du formidable et du très naze. Je vous rappelle que 52 livres, à commenter, c’est long, alors si mon seul commentaire se résume en « c’était naze », merci de ne pas me laisser de commentaire offusqué. En revanche, si vous souhaiter débattre plus en profondeur des raisons pour lesquelles j’ai aimé (ou pas) tel ou tel livre (alors que vous, vous en avez pensé le contraire), je serai ravie de vous retrouver plus bas dans les commentaires. Et même si j’ai déjà une bonne soixantaine de livres à lire pour 2017 et que je n’ai pas l’intention de m’en procurer plus avant la sélection pour 2018, s’il-vous-plaît, n’hésitez jamais à me donner des conseils de lectures ou partager vos propres coups de cœur, j’adoooooore ça. J’ai tout un album « liste de lecture » sur Facebook et j’adore ajouter des couvertures dedans, ça me met en joie.

En ce qui concerne le Top 15, un dernier commentaire avant de vous le révéler : déjà, la liste n’est pas rangée par ordre de préférence mais par catégories puis tout simplement dans l’ordre dans lequel j’ai lu ces livres. Ensuite, j’ai compté trois fois mais s’il n’y en a pas quinze, pas la peine de me laisser des commentaires ironiques, c’est pas bien grave, hein. Enfin, dans « Littérature anglophone » j’ai mis les livres d’auteurs anglophones – il se peut toutefois que je les aie lus en français. Enjoy!

TOP 15 LECTURES 2016 : 

Littérature française : 

Jérôme Attal, Les Jonquilles de Green Park ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Je ne vais pas répéter ici tout ce que j’avais déjà dit sur Les Jonquilles à l’époque, mais pour résumer : c’est à mon sens le meilleur roman de Jérôme, qui s’améliore un peu plus à chaque nouveau roman. J’attends avec impatience son prochain qui doit sortir début mars (et qui sera ma seule entorse à ma règle de ne pas acheter d’autres livres en 2017). Les Jonquilles de Green Park est une très jolie histoire, celle de Tommy, pendant le Blitz à Londres. Avec dedans de l’amour, de l’amitié, un brin de folie et toute la poésie de la prose de son auteur. À découvrir absolument.

Leïla Slimani, Chanson douce ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Au salon du livre du Mans, je n’avais pas voulu acheter ce livre. J’étais encore très déprimée et j’avais peur de son histoire, ces petits enfants assassinés par leur nounou. Alors j’ai pris Dans le jardin de l’ogre, que j’ai dévoré et ADORÉ. Et comme ma sœur avait, elle, acheté Chanson douce et que j’étais conquise par l’écriture de Leïla Slimani, je l’ai lu en fin d’année. Elle traite d’un sujet difficile avec des phrases courtes mais élégantes et efficaces. Le livre est bien rythmé, on tourne les pages sans trop y penser et on le finit avant de s’en rendre compte. À noter que je pense que c’est bien la première fois que je lis un livre ayant reçu le Prix Goncourt, chose que je ne pensais jamais faire car dans ma tête d’idiote-bête, les livres qui reçoivent des prix en France, c’est forcément qu’ils sont chiants. Chanson douce m’a donné bien tort.

Arnaud Le Guilcher, Ric-Rac ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le tout dernier livre lu en 2016 et une énorme belle surprise. Avec Ric-Rac on rit souvent, à d’autres moments on précipite sa main devant son visage en disant « oooooohh !! » (mi-choqué, mi-amusé). L’histoire est prenante, un peu barrée (pas barrée Kaboom mais un peu quand même, surtout vers la fin) et très bien écrite, dans un style décomplexé – c’est peu courant et c’est appréciable. En finissant Ric-Rac, je me suis dit qu’Arnaud Le Guilcher était un peu le Martin Millar français – venant de moi c’est un sacré compliment. À découvrir de toute urgence.

Littérature anglophone : 

Martin Millar, The Goddess of Buttercups and Daisies ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le tout premier livre lu en 2016 (il a depuis été traduit et publié chez Intervalles sous le nom La Déesse des marguerites et des boutons d’or). J’ai fait la connaissance de Martin Millar, écrivain écossais farfelu, avec The Good Fairies of New York (qu’on trouve traduit et même en poche sous le nom des Petites fées de New York, à lire absolument aussi). J’ai lu plusieurs de ses romans, autobiographiques ou de fiction, et j’ai à chaque fois été charmée. Martin Millar est drôle et extrêmement talentueux et chacun de ses livres se finit toujours trop tôt. Dans The Goddess of Butterflies and Daisies, on suit les mésaventures d’un jeune dramaturge grec qui souhaite connaître gloire et fortune et qui va se voir aidé de la façon la plus incongrue par une déesse pendant qu’Aristophane va lui se voir mettre des bâtons dans les roues par une autre. C’est drôle, cocasse même, léger et tendre, mais profond, aussi, bien plus que ça n’en a l’air au premier abord. Si vous aimez la folie assumée, foncez.

Gregory David Roberts, Shantaram ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Ouiiii, je le sais bien que je ne suis pas en avance sur ce coup-là. Ce magistral chef-d’œuvre date de 2003 et à vrai dire, cela faisait plusieurs années qu’il prenait la poussière sur mes étagères, effrayée que j’étais par ses 933 pages (que j’ai lues en anglais). Je ne vais pas vous mentir, ça m’a pris un mois. Mais je n’ai pas vu le temps passer, car Shantaram fait partie de ces romans qui vous donnent envie d’envoyer tout valser et prier qu’on vous laisse tranquille pour qu’on vous laisse en paix. Au salon de thé, je n’attendais qu’une chose : le soir, pour rentrer me cacher dans mon lit avec un thé et un plaid et pouvoir me remettre à ma lecture passionnante. Pour faire très rapide, ce best-seller et must-read absolu est l’histoire vraie d’un ancien prisonnier australien qui s’est évadé dans les années 1970 d’une prison haute-sécurité de son pays. Il passe par la Nouvelle-Zélande, où il se fait faire un faux passeport avant d’atterrir à Bombay, Il va vivre en Inde tour à tour comme expatrié, dans les bidonvilles, en prison, comme mafieux ; il va rencontrer l’amour, l’amitié, la trahison, la violence. Shantaram, que son auteur a écrit en prison, trois fois d’affilée parce que ses gardiens avaient jeté ses premières versions, se lit comme un thriller. Et si vous pensez avoir fait le tour du sujet en lisant cet autre chef-d’œuvre qu’est La Cité de la Joie, croyez-moi, vous êtes loin d’avoir tout vu.

Roald Dahl, Matilda ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

En 2016, entre la sortie du BGG au cinéma et le fait que j’aie enfin pu voir la comédie musicale Matilda, je me suis replongée sans vergogne dans les romans pour enfants de Roald Dahl. Et quel délice ! Cruels et drôles à la fois, illustrés, certes (mais croyez-moi, il ne suffit pas d’une soirée pour autant), j’ai pris un immense plaisir à relire ces merveilleuses histoires qui m’ont fait grandir (autant que Fantômette et Le Club des Cinq). Matilda, comme les autres romans de Roald Dahl, se lit à tout âge. N’ayez pas peur de laisser revenir à la surface votre âme d’enfant (et filez aussi voir la comédie musicale à la première occasion !)

J.K. Rowling, Harry Potter and the Cursed Child ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Un des livres les plus attendus de l’année dans le monde entier, je me suis évidemment précipitée dessus dès sa sortie. J’ai pu trouver des places pour la pièce mais je ne voulais pas risquer de me faire spoiler l’histoire par quelqu’un d’autre avant de la voir (et bonne chance pour ça avec les réseaux sociaux, sachant que mes places sont pour le 29 novembre 2018). Je suis une enfant, j’ai adoré. Oui, il y a quelques incohérences, mais pas forcément celles qu’on pense, et J.K. Rowling a répondu à certaines questions (elle fait ça souvent, Google est votre ami). Moi j’ai apprécié de découvrir ce qu’était devenu le trio infernal et ce qu’il advenait de leurs enfants. Je n’en dis pas plus, mais j’ai aussi trouvé que ça répondait à certaines questions qu’on pouvait se poser dès le début de la saga Harry Potter. Cessez un peu d’être amers – J.K. Rowling a déjà assez de sous pour vivre sans rien faire aussi vieille que Dumbledore – et réjouissez-vous de pouvoir vous replonger dans l’univers de nos sorciers préférés.

Annie Barrows, The Truth According to Us ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Un livre écrit par la moitié du duo responsable du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates ? C’est comme un film avec Helen Mirren, Maggie Smith, Judi Dench, Alan Rickman, David Thewlis ou Tennant, ou encore Ian-Patrick McKellen-Stewart : j’achète et je dévore direct, sans même réfléchir ou savoir de quoi ça va me causer. Et quel grand bien m’en a pris ! Traduit sous le nom (absurde et débile) Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables (les traducteurs, qui pourraient se permettre de faire preuve d’un peu moins d’imagination) ont dû confondre avec un titre de roman suédois et surtout ne pas bien lire le livre. The Truth According to Us (qu’on pourrait traduire par ‘La vérité selon nous’) est un délice à découvrir en prenant son temps. Charmant, parfois coquin, intelligent et drôle, vous ne pourrez que vous régaler à la lecture de cette histoire.

Roald Dahl, Tel est pris qui croyait prendre ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Histoire de bien faire les choses, je ne me suis pas arrêtée aux histoires pour enfants de Roald Dahl, même si ce recueil de quatre nouvelles est vendu en France au rayon jeunesse. Il est en fait composé de quatre nouvelles provenant de différents recueils et à peine l’avais-je terminé que je mourrais d’envie d’en avoir plus. C’est cruel comme des nouvelles de Maupassant, que j’ai toujours adorées. Ça se lit tout seul en faisant grincer des dents et se dire « bien fait pour eux, ces misérables ! » On en demandera toujours plus, je vous préviens.

Roald Dahl, Switch Bitch ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Bon, je viens de le dire, les nouvelles de Roald Dahl ont été écrites pour les adultes. C’est vilain, c’est méchant, ça rappelle Boule de Suif et La Parure de Maupassant, c’est génial, c’est formidable, ça se lit sans qu’on s’en rende compte et surtout c’est comme une drogue qui rend très vite accro, on aura beaucoup de mal à décrocher. En plus, c’est vachement plus utile que le Lexomil comme anti-dépresseur. C’est osé (y’a du sexe, oui, oui – bon du sexe niveau Downton Abbey, certes, mais moi il ne m’en faut pas beaucoup) et c’est drôle. C’est surtout incroyablement bien écrit. Et accessoirement, Roald Dahl est le roi gallois du retournement de situation. À découvrir sans plus attendre !

Policier / Polar / Thriller : 

Robert Galbraith, Career of Evil ⭐️⭐️⭐️⭐️

Ce troisième opus des aventures du détective privé Cormoran Strike, création de Robert Galbraith, qui n’est autre qu’un pseudonyme pour J.K. Rowling, ne déçoit pas. Si le premier de la série reste mon favori parce qu’il m’a fait découvrir ses personnages, j’ai trouvé cette nouvelle enquête très divertissante. Et j’ai particulièrement hâte de découvrir la série que BBC prépare. Si vous ne connaissez pas encore ces romans, je vous conseille (même si chaque histoire est indépendante), de commencer par la première, The Cuckoo’s Calling (traduit en français et disponible en poche : L’Appel du coucou). Si vous êtes à jour mais lisez en français, cherchez La Carrière du mal (oui, il semblerait que les livres de J.K. Rowling soient toujours traduits assez vite, c’est une aubaine).

Peter Swanson, The Kind Worth Killing ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

LE thriller de l’année. Si vous avez aimé Gone Girl, vous adorerez Parce qu’ils le méritaient (le titre français de The Kind Worth Killing, qu’on trouve en poche). Comme un commentaire le signalait sur mon édition, c’est « Gone Girl sous speed ». C’est le livre dont on ne peut s’empêcher de tourner les pages tellement on est surpris et entraîné, malgré les yeux qui se ferment parce qu’il est six heures du matin. C’est aussi celui qu’on redoute de terminer parce qu’on sait qu’on risque de ne pas trouver grand-chose au niveau après.

Christian Carayon, Un souffle, une ombre ⭐️⭐️⭐️⭐️

Le polar français de l’année pour moi, même si objectivement, c’est naze de dire ça parce que je crois bien que je n’en ai pas lu d’autre (pas qui datait de cette année, en tous cas). C’est un bon gros pavé un peu flippant et très prenant que j’avais trouvé au salon du livre du Mans. Un bon roman noir comme il faut, avec une histoire bien ficelée et surprenante. Un groupe de quatre enfants sauvagement attaqués en pleine nuit lors d’une fête de village alors que tout le monde les croyait en sécurité. Trois sont morts, la quatrième n’a plus jamais été la même. On pense savoir qui est le meurtrier, qui se trouve en prison, mais d’aucuns ne croient pas à cette version et la vallée ne s’est jamais remise de cette histoire tragique. C’est glaçant. J’ai complètement accroché et j’ai hâte d’en découvrir plus de cet auteur.

BD : 

Jane Deuxard & Deloupy, Love Story à l’iranienne ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Comme je ne lis pas beaucoup de BD, je les sélectionne et forcément je les aime généralement toutes. J’aurais pu mettre Chroniques birmanes dans cette liste, mais sauf erreur de ma part ça aurait fait un Top 16, j’ai des TOC, c’est pas un nombre rond, c’est perturbant. Alors j’ai choisi ce reportage en images dessinées de comment les relations amoureuses naissant en Iran. C’est touchant, c’est flippant, aussi (pas le même flippant qu’Un souffle, une ombre, hein, ne nous méprenons pas). C’est beau et ça donne envie de se battre et d’avoir espoir.

Nicolas Hénin & Kyungeun Park, Haytham, une jeunesse syrienne ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Une des trois BD achetées au salon du livre du Mans (oui, j’étais revenue du Mans en explosant la moyenne individuelle du nombre de bouquins achetés, je crois). J’ai été très touchée par l’histoire de ce jeune syrien arrivé en France il y a quelques années, bien avant ces vagues de migrants qui semblent tant gêner. La lecture de l’histoire du souriant et brillant Haytham devrait être obligatoire.

La liste des 52 livres de 2016, dans l’ordre chronologique de leur lecture

(en gras les livres du Top 15)

Martin Millar, The Goddess of Buttercups and Daisies ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

John Green, Le Théorème des Katherine ⭐️⭐️⭐️

Roald Dahl, Le Bon Gros Géant ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Ned Beauman, The Teleportation Accident ⭐️
Un best-seller à la couverture sublime et aux critiques enchantées. Je n’ai pas dû bien comprendre le fond de l’histoire, parce que tout ce que j’en ai tiré, c’est qu’un jeune adolescent puceau traversait les frontières (de l’Allemagne à la France, d’abord, puis jusqu’aux Etats-Unis) pour retrouver une fille facile qui acceptait plus ou moins de coucher avec à peu près n’importe qui – sauf notre héros, ce qui a pour effet dans l’histoire de le rendre dingue. On a donc un jeune arrosé de coke qui est prêt à traverser les océans pour tirer un coup (vous me pardonnerez d’être vulgaire) et on ne comprend pas trop l’intérêt de la fameuse machine à se téléporter. Le livre a été traduit (sous le nom de L’Accident de téléportation) – si vous voulez vous y essayer et m’expliquer l’intérêt d’avoir tué des arbres pour ce bouquin, je suis toute ouïe (ou plutôt toute vue).

Daniel Pennac, La Fée carabine ⭐️⭐️⭐️⭐️

Robert Galbraith, Career of Evil ⭐️⭐️⭐️⭐️

Rudyard Kipling, La Marque de la Bête ⭐️
CHIANT À MOURIR. (J’ai prétendu l’avoir lu en entier alors que j’ai dû tourner la deuxième moitié des page en les survolant à peine, bien que ça soit encore plus court que le plus court des romans d’Amélie Nothomb, de mémoire. C’est dire.)

Peter Swanson, The Kind Worth Killing ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Le Cimetière du Diable ⭐️⭐️⭐️⭐️
Trop. Cool. Même si un peu prévisible, à force. Si vous ne connaissez pas déjà cet écrivain anonyme que d’aucuns pensent être Quentin Tarantino, jetez-vous sur Le Livre sans nom.

Mark Haddon, The Curious Incident of the Dog in the Night-Time ⭐️⭐️⭐️
Non mais c’est bon, c’est pas parce que ça parle d’un enfant autiste et donc un peu défavorisé par Dame Nature qu’il faut absolument crier au génie. C’est drôle, à sa façon, et le petit autiste est très intelligent donc pas tant à plaindre que ça – à part qu’il a une famille toute moisie (mais que celui qui a une famille parfaite lui jette la première pierre).

Roman Puértolas, L’Extraordinaire voyage du fakir qui était resté dans une armoire Ikea ⭐️⭐️⭐️
Ou « Le roman du français au nom de mexicain qui se prenait pour un romancier suédois. » Je dirais bien que ça ne valait même pas le temps qu’il faut pour lire le titre mais outre que ça serait effectivement humoristique de dire ça, ça ne serait surtout pas très vrai parce qu’il est sympa et marrant ce fakir. Mais il casse pas des tapis à clous non plus.

Jérôme Attal, Les Jonquilles de Green Park ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Guy de Maupassant, Le Verrou et autres contes grivois ⭐️⭐️
Nazbrouk. Apparemment, même Maupassant pouvait se soulager dans la colle Cléopâtre et personne n’a jugé bon de lui dire que ce torchon ne méritait pas vraiment d’être publié. J’ai mis deux étoiles, c’est sûrement qu’une nouvelle était un peu meilleure que les autres et relevait le niveau, mais je n’en ai aucun souvenir en vrai, c’est dire.

Gregory David Roberts, Shantaram ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Jean-Paul Didierlaurent, Le Liseur du 6h27 ⭐️⭐️⭐️⭐️
Bien sympathique, on en garde un bon souvenir, mais bon, ouais, voilà.

Roald Dahl, Matilda ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Guy Delisle, Chroniques birmanes ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Ce type est trop génial. Il arrive à nous épingler avec une histoire où il ne se passe rien pendant le tiers du bouquin, si je me souviens bien. Même quand sa vie stagne un peu, il est passionnant.

Gillian Flynn, Dark Places ⭐️⭐️⭐️⭐️
Bon, c’est pas que ça soit mauvais, c’est juste que quand on a lu Gone Girl (Les Apparences en français – et en poche), on a apparemment fait le tour. C’est exactement la même construction (et c’est moins bien que Gone Girl). OK, Peter Swanson, que j’ai mis dans mon Top 15, fait un peu pareil mais lui c’est un démultiplicateur de twists déments. Ma chère Gillian, il serait temps d’innover. Pour ceux qui ont la flemme, Dark Places a été adapté au ciné avec Charlize Theron (et c’est moyen, alors que le livre est bon. Ça alors).

Jane Deuxard & Deloupy, Love Story à l’iranienne ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Terry Pratchett, Les Annales du Disque-Monde, La Huitième couleur ⭐️⭐️⭐️⭐️
Il m’en aura fallu du temps pour y arriver, après de multiples essais, en français et en anglais. En anglais c’était trop dur, avec tous ces mots inventés. Terry Pratchett c’est vraiment trop drôle, mais ce cycle est composé d’une quarantaine de volumes (sans compter les hors-séries) ce qui représente un sacré challenge quand on n’a pas grandi avec. Je vais donc attendre un peu avant d’en lire un autre, j’espère que vous ne m’en voudrez pas.

Nara Han, Intérêts des soins en art-thérapie à dominante arts plastiques auprès d’enfants avec un Trouble du Spectre Autistique au sein du Centre Universitaire de Pédopsychiatrie du CHRU de Tours ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Comme je l’ai déjà mentionné dans mon introduction, le mémoire de mon amie faisait 77 pages. C’est vachement plus long qu’un roman d’Amélie Nothomb, même si on enlève les graphiques (oui, « un roman d’Amélie Nothomb », c’est ma mesure officielle. Get over it). Je l’ai lu plusieurs fois, en plus, donc non seulement ça compte, mais en plus vous devriez le lire aussi car en dépit de son titre super chiant, c’est vachement intéressant.

Sue Townsend, Number Ten ⭐️⭐️⭐️⭐️
Alors ça c’était très drôle. Mais dans un Top 15 il faut s’arrêter à 15. Sinon ça fait 16, puis 17, puis 18 et ainsi de suite jusqu’à 52. Mais si vous voulez bien rigoler, c’est top. En cherchant à l’instant si c’était traduit en français (pas trouvé a priori) je viens d’apprendre que cette femme, par ailleurs décédée, a eu une vie tragique, médicalement parlant. C’est trop nul. On laisse des gens couleur carotte vivre assez vieux pour infliger leur connerie au monde entier et des femmes à l’humour décapant tout en douceur mourir de maladie. Moi ça m’énerve. Lisez Number Ten.

Martin Millar, Suzy, Led Zeppelin and Me ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Je vous avais prévenus, j’adore Martin Millar. Martin Millar is the shit. Lisez ses livres. Dans celui-là il raconte l’importance qu’a eu THE concert de Led Zeppelin à Glasgow (sa ville natale) durant son adolescence (oui, moi aussi j’étais étonnée, alors j’ai cherché : en fait il n’a pas une quarantaine d’années comme je le pensais, mais a fêté ses soixante ans l’année dernière. La vache). C’est drôle et génial.

Scolastique Mukasonga, La Vache du roi Musinga et autres nouvelles rwandaises ⭐️⭐️⭐️⭐️
Alors ça aussi ça aurait pu être dans le Top 16. Vu que les ptits livres à 2€ ont tendance à pas mal me décevoir en général (voir mes commentaires sur Le Verrou de Maupassant et La Marque de la bête de Kipling), je m’attendais au pire. Genre le truc qu’on a publié par pitié parce qu’on savait pas trop quoi faire d’autres et qu’on avait encore du crédit à l’imprimerie. En fait c’est très, très beau. Une écriture gracieuse pour des sujets graves. Les histoires sont belles et captivantes. On en redemande.

Paula Hawkins, The Girl on the Train ⭐️⭐️⭐️
Ouais, ouais, c’est pas mal, mais bon, le problème, c’est que j’ai lu Gone Girl et The Kind Worth Killing avant. Alors forcément… Mais si vous ne connaissez pas les deux romans que je viens de citer, alors vous donnerez peut-être cinq étoiles à La Fille du train (dans sa version française). Ou quatre, je sais pas. (Sinon, non, je n’ai pas encore vu le film. À Tours, voir un film en VO quand ce n’est pas un film d’auteur obscur d’un pays à moitié gouverné par un dictateur, c’est pas évident. Ceux qui passent en VO au CGR, c’est encore assez aléatoire, à la fois dans le choix des titres, des horaires et de la durée de la diffusion. Faut pas rater le coche, quoi. J’attendrai qu’il passe sur Canal, si j’ai envie d’être sage.)

J.K. Rowling, Harry Potter and the Cursed Child ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Gilles Legardinier, Complètement cramé ! ⭐️⭐️⭐️

Roald Dahl, Sacrées sorcières ⭐️⭐️⭐️⭐️

David Safier, Le Fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché ⭐️⭐️⭐️
Encore un qui s’est pris pour un auteur scandinave. C’est rigolo mais bon on a envie de lâcher au bout d’un moment. On finit quand même pour savoir si la vache va arriver à destination – ah mince, je me souviens plus de la fin.

K.B. Holmqvist, Aphrodite et vieilles dentelles ⭐️⭐️⭐️
Là aussi, j’ai un trou, je ne me souviens plus DU TOUT de ce que ça raconte.

Jean-Christophe Grangé, Le Serment des limbes ⭐️⭐️⭐️⭐️
C’était bien, ça, je m’en souviens. Tordu et barré. Mais bien bien. Un très bon polar.

Annie Barrows, The Truth According to Us ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Leïla Slimani, Dans le jardin de l’ogre ⭐️⭐️⭐️⭐️
Oh là, là, la bonne claque littéraire française. C’est puissant, c’est prenant, c’est addictif… Et comme un tube qu’on écoute en boucle et dont on est persuadé qu’il est vraiment trop court, c’est long juste comme il faut pour laisser un souvenir impérissable.

François Ravard & Aurélien Ducoudray, Mort aux vaches ⭐️⭐️⭐️
L’histoire est bien, j’aime les dessins à la Tontons flingueurs, mais c’est vulgaire, quand même. Qu’est-ce que j’avais écrit sur Facebook ? Ah oui : Les Tontons flingueurs meets La Cage aux folles (meets Ophélie Winter pour la vulgarité). Mais j’ai beaucoup aimé l’histoire et le dénouement.

Roald Dahl, Tel est pris qui croyait prendre ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Nicolas Hénin & Kyungeun Park, Haytham, une jeunesse syrienne ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Amélie Nothomb, Riquet à la houppe ⭐️⭐️
C’était tellement décevant que j’en ai parlé sur le blog, en fait.

Jean Baylis, Adèle, l’apprentie sorcière ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
Alors ça, ça s’explique plutôt facilement. La semaine précédent mon anniversaire, alors que j’étais un peu retard sur le programme de lecture, j’ai fait du rangement. Et je suis retombée sur certains de mes livres préférés de quand j’avais 6 ans. Eh bien vous savez quoi ? Adèle la petite sorcière elle déboîtait autant à 33 ans moins trois jours qu’à 6 ans.

Enid Blyton, Oui-Oui et les trois lutins ⭐️⭐️
Si Adèle déboîte, Oui-Oui, en revanche, il craint un peu. Sur la couverture il se prépare à écraser avec un sourire de psychopathe les fameux trois lutins – qui sont de sacrés saligauds, je l’admets, mais c’est pas vraiment un bon exemple pour les enfants, quand même. Pas plus, d’ailleurs que le fait que la vie de Oui-Oui se résume à une liste de conneries longue comme le bras, conneries que les autres réparent à sa place et dont il ne semble pas souvent se repentir. Bref, j’étais déçue. J’en dis pas plus, je vous laisse découvrir ça comme des grands si ça vous dit, j’aimerais bien que mon commentaire ne soit pas plus long que le livre lui-même.

Nicolas Dumontheuil, La Forêt des Renards pendus ⭐️⭐️⭐️
Ça c’était une drôlement chouette BD, mais comme dit plusieurs fois précédemment, un Top 15, gnagnagna. J’ai aimé les dessins, l’histoire, la densité, bref c’était super divertissant.

Roald Dahl, James et la grosse pêche ⭐️⭐️⭐️⭐️

Terry Johnson, Dead Funny ⭐️⭐️⭐️⭐️
Une des pièces que j’ai vues à Londres en novembre. Et j’ai acheté le livre parce que j’avais pas tout compris. C’est vachement bien, comme pièce. Surprenant, mais Dead Funny, comme le titre (on voit même un zizi tout nu).

Harold Pinter, No Man’s Land ⭐️⭐️⭐️
Même commentaire que pour le titre précédent. À partir de là j’ai changé de technique : j’achète le livre et je le lis AVANT de voir la pièce. Comme ça je peux rire avec tout le monde, PENDANT la pièce.

Christian Carayon, Un souffle, une ombre ⭐️⭐️⭐️⭐️

J.K. Rowling, The Tales of Beedle the Bard ⭐️⭐️⭐️

Ah bah oui,j’ai craqué. Et j’ai aimé ça.

Roald Dahl, Switch Bitch ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

J.K. Rowling, Fantastic Beasts and Where to find Them ⭐️⭐️⭐️⭐️
Eh oui, j’ai lu plusieurs scripts de J.K. Rowling cette année (oui, deux, c’est plusieurs, pour rappel). Et j’ai adoré le film ET relire l’histoire (histoire de comprendre les blagues, aussi, parce que je l’ai vu au ciné en Angleterre et ils ne mettent pas de sous-titres, là-bas, sous le foireux prétexte que l’anglais c’est la langue de leur pays et qu’eux, ils la comprennent).

Karen Joy Fowler, We Are All Completely Beside Ourselves ⭐️⭐️
Livre acheté en novembre à Londres juste parce que la couverture était sublime et que le titre était génial et que le résumé envoyait de la tonne de plume. En fait j’ai pas trop, trop kiffé mais c’était chouette, hein. Pas une question de qualité, c’est vraiment bien écrit, c’est bien fichu et tout – c’est juste moi qui n’ai pas accroché.

Max Porter, Grief is the Thing With Feathers ⭐️
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles je lis en anglais. Une de ces raisons est que je peux. Bah oui, je suis assez bilingue, donc autant en profiter. Pas assez bilingue, toutefois, pour comprendre comment ce truc chelou (et pourtant j’aime le chelou, hein) a pu susciter autant d’engouement.

Leïla Slimani, Chanson douce ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Jostein Gaarder, The Christmas Mystery ⭐️⭐️⭐️
J’lui ai mis trois étoiles surtout parce que je l’ai fini le 24 décembre et que j’étais dans le bon état d’esprit. Mais bon en fait c’est un roman pour enfants – des enfants un peu chiants, probablement, de ceux qui aiment bien vous réciter la table de trois au lieu de vous raconter ce qu’ils ont fait comme conneries aujourd’hui. Pourquoi je l’ai acheté ? La couverture brille et il y a ‘Christmas’ et ‘Mystery’ dans le titre.

Arnaud Le Guilcher, Ric-Rac ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️