Books of 2017 #5 « Cambridge »: Stephen Hawking, Stephen Fry et Christine Adamo

Books of 2017 spécial Cambridge Stephen Hawking, Stephen Fry, Christine Adamo

Books of 2017 spécial Cambridge Stephen Hawking, Stephen Fry, Christine Adamo

Retour des Books of 2017 avec cet opus « Spécial Cambridge » car si tout se passe bien, à l’heure où vous lirez cette page, je ne devrais pas être loin de faire un selfie sur le Mathematical Bridge. Voici donc mon avis sur quatre livres que j’ai lus entre janvier et février, Une brève histoire du temps et Dernières nouvelles des trous noirs de Stephen Hawking, Making History de Stephen Fry et L’Équation du chat de Christine Adamo.  

Vous l’aurez sûrement remarqué, il n’y a pas eu beaucoup d’articles sur le blog ces derniers temps. La faute à des projets que je tente de mener à bien et qui m’ont pris tout mon… temps. Mais j’ai également pas mal dévoré de livres en ce début d’année et franchement, c’est devenu très vite difficile de garder le rythme. Au moment où j’écris ces lignes j’en ai lu 17 déjà et à la fin de cette note je n’en saurai qu’à huit en tout. J’ai donc décidé de regrouper certaines lectures quand elles s’y prêtaient, d’où cette idée de note sur les livres en rapport avec Cambridge, parce que j’y passe un week-end et que comme dans ma tête c’est perpétuellement l’ère victorienne, . C’est assez éclectique, comme sélection, j’espère que ça vous plaira !

Une brève histoire du temps & Dernières nouvelles des trous noirs de Stephen Hawking

Oui, je sais, ça commence avec du lourd. Cela faisait plusieurs années déjà que je voulais lire Une brève histoire du temps et cette année j’ai sauté le pas. J’en ai profité pour enchaîner sur Dernières nouvelles des trous noirs de Stephen Hawking également – il s’agit de la retranscription de deux conférence données dans le cadre des Reith Lectures et illustrées. Les conférences durent à elles deux une demi-heure et c’est à peu près le temps qu’il faut pour lire ce petit livre (trois quarts d’heure si comme moi vous aimez prendre le temps de déchiffrer les dessins). Même si vous n’avez pas lu Une brève histoire du temps, je ne peux que vous le recommander.

Comme cela est expliqué dans le chef-d’œuvre de vulgarisation du physicien théoricien, seules quelques personnes au monde connaissent réellement l’état des recherches sur le cosmos en temps réel et ce qu’on apprend à l’école (ou même en faculté) a toujours des années de retard. Est-ce que cela vaut bien la peine alors d’apprendre que non, finalement, les trous noirs ne font pas qu’absorber mais peuvent aussi rejeter des choses ? Oui, car comment voulez-vous comprendre les dernières découvertes si vous n’en savez pas un minimum sur l’histoire de l’astrophysique ?

Une brève histoire du temps vous fera découvrir l’histoire de l’univers et les différentes théories évoquées à son sujet depuis Copernic, Galilée et Newton jusqu’à Stephen Hawking, bien sûr. L’ouvrage est dense et requiert de la concentration (évitez, comme moi, de lancer les ouvertures d’opéra de Rossini en même temps que vous lisez Hawking, Sémiramide pourrait vous être fatal). Mais quand on arrive à la fin (personnellement j’ai lu un chapitre par-ci, par-là depuis le début de l’année, tranquillement) on est vraiment fier. On a appris des choses et si on n’a pas tout assimilé, on en ressort tout de même grandi. C’est une fantastique lecture pour tous les curieux de l’univers et en plus il donnera à tous les enfants de la terre une excuse imparable pour ne pas ranger leur chambre et répondre à leur mère que le désordre est dans l’ordre naturel de l’univers (c’est pas moi qui le dis, c’est Stephen).

 

Making History by Stephen Fry

C’est par hasard que ce livre se retrouve dans cette liste. L’année dernière je crois bien que je n’ai rien lu de Stephen Fry et ce début d’année je brûlais de le retrouver. J’hésitais entre The Stars’ Tennis Balls et Making History et j’ai finalement choisi le second. Or, en le commençant, quelle ne fut pas ma surprise de constater que l’intrigue se déroulait à Cambridge et qu’elle impliquait les sciences ! Je ne veux pas trop vous raconter l’histoire car il y a un certain suspense dès le début du fait de la construction du roman, alternant parties contemporaines (qui nous racontent l’histoire d’un étudiant en histoire en fin de doctorat et d’un professeur obsédé par la Shoah) et « historiques » qui vous surprendront par leur composition.

Si j’ai aimé Making History (comme toujours, avec Stephen Fry, l’écriture est fantastique et fluide, on n’a jamais vraiment envie de lâcher ce livre), ce n’est pas mon préféré et j’ai été un peu déçue, par rapport aux autres que j’ai lus de lui (The Liar et The Hippopotamus restent mes préférés à ce jour).

Making History de Stephen Fry

L’Équation du chat de Christine Adamo

J’ai acheté ce livre parce qu’il était rangé dans le rayon Policier et qu’il s’agissait d’un policier français. Bon, un peu aussi parce que le chat de la couverture me rappelait le mien qui me manque et que ça se passe à Cambridge et que ça parle de physique quantique. Je trouvais ça marrant.

Problème #1 : déjà, quand je l’ai commencé, j’étais en train de lire Une brève histoire du temps de Stephen Hawking alors dans ce contexte ce roman s’est avéré un peu redondant pour moi à cause de sa construction, même si astrophysique et physique quantique c’est pas pareil – ça reste des cours de science, hein.

Problème #2 : juste avant, j’avais lu Making History de Stephen Fry qui se passait aussi à Cambridge, avait aussi des références façon flash back à la montée en puissance d’Hitler et qui était aussi divisé en chapitres entre expériences scientifiques et tranches de vie des personnages. C’était mieux.

Problème #3 : dans la construction ca imite les thrillers américains à la mode de type Gone Girl, The Kind Worth Killing ou encore The Girl on the Train. Sauf que ces derniers sont bien plus haletants. L’Équation du chat, de surcroît, est souvent confus et décousu. Au lieu de s’additionner au fur et à mesure, les éléments de l’histoire ne font sens les uns avec les autres qu’à la toute fin donc on passe le bouquin à lire des passages qui semblent n’avoir aucun rapport les uns avec les autres et c’est parfois énervant, donc on tend à perdre le fil.

Problème #4 : en théorie c’est un roman policier mais en guise de police on ne trouve qu’un cadavre dans la rivière évoqué au tout début, qu’on retrouve quand le policier le découvre enfin genre 200 pages plus tard, qui met encore beaucoup de temps à sortir de l’eau et on découvre naturellement de qui il s’agit par le truchement de la mise en place de tous les éléments à la toute fin du roman – sans même que la police ait eu à enquêter. Bref, c’est un roman soi-disant policier sans enquête. Et sans mystère réel – à part de comprendre sur quoi travaille une des scientifiques, ce qui a pris le roman entier à l’auteur à coups de cours de physique quantique disséminés dans tout le livre et dont ils constituent probablement autour du quart. Alors qu’il suffisait de ré-expliquer le chat de Schrödinger.

Bref, si je n’avais pas lu le livre que j’avais lu juste avant et que je n’avais pas été en train de lire celui que je lisais en parallèle, L’Équation du chat aurait peut-être eu quelques chances de plus. Mais là, bof, vraiment. Manque d’originalité, de rythme à plusieurs moments, lassitude envers le cours de science qui n’en finit jamais (en plus, même avec des analogies, la science, c’est de la science, hein) et erreur de qualification du genre du roman (qui n’est définitivement pas un roman policier), je me suis un peu ennuyée.

L'Équation du chat de Christine Adamo