Books of 2017 #6 : L’Appel de Portobello Road de Jérôme Attal

L'Appel de Portobello Road de Jérôme Attal, aux éditions Robert Laffont

L’Appel de Portobello Road de Jérôme Attal, aux éditions Robert Laffont

Il est venu le temps (non, pas des cathédrales) mais de vous parler du dernier roman de Jérôme Attal, L’Appel de Portobello Road

Ça s’appelle L’Appel de Portobello Road (du nom d’une rue de Londres) mais ça commence en conte japonais. Puis on tombe sur Ethan Collas (Parisien, on voyage sans même s’en rendre compte), compositeur un peu paumé, dont les parents, décédés, lui passent un coup de fil de l’au-delà pour lui dire qu’ils pensent à sa sœur tous les jours. Seul hic au tableau : Ethan a toujours été fils unique. Et là, on a deux possibilités : soit on s’arrête là, bonjour, merci, au revoir, soit on part à la recherche de la sœur inconnue. Et bien entendu, Jérôme Attal nous emmène avec lui dans la quête d’Ethan.

On y part sur les traces de la famille du jeune homme (mais est-ce bien la sienne, ou un peu celle de l’auteur qui, comme par hasard, est un peu belge sur les bords, notamment par son grand-père, le peintre Jacques Collas ?). Et on découvre que Jérôme Attal est vraiment doué pour le délire et la folie douce, mais toujours avec la douceur et la délicatesse qui caractérisent son écriture – ou quand la poésie flirte avec la vésanie. Du bonheur en papier, à déguster avec une tasse de thé fumant à la main. En plus, je ne voudrais pas trop me faire mousser, mais Somewhere Over the Teapot apparaît dans le livre (je ne vous dirai pas sous quelle forme, à vous d’aller voir !).

Il y a des gens qui ne grandissent pas. Des gens que, même à 41 ans, on prend encore pour des enfants. Des gens qui même adultes ont des histoires merveilleuses dans la tête et les racontent comme elles leur viennent. Des gens qui se laissent sombrer dans la folie des événements qui nous entourent. Des gens comme Ethan, comme Jérôme, mais sûrement comme vous et moi, aussi. Des gens qui se demandent ce qui fait une famille, le sang ou bien les rencontres que nous réservent la vie, et qui se décident en chemin.

Allez, je n’en dis pas plus, jetez-vous sur L’Appel de Portobello Road, vous ne le regretterez pas. C’est paru le 2 mars aux éditions Robert Laffont. Vous trouverez dedans une Triumph Spitfire jaune, de la vaisselle anglaise, des pompom girls et de la vodka, de la tarte au riz (maintenant j’ai envie d’en faire une), un garçon quand même pas hyper doué quand il s’agit de faire des choix et comme chaque fois, tout un tas de jolies phrases. J’en ai noté des tonnes mais je ne vous en mets que quelques unes, pour ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture.