Photos : Oban et Glasgow, fin du road trip en Écosse

Road trip in Scotland from Oban to Glasgow by Loch Awe and Loch Lomond

Road trip in Scotland from Oban to Glasgow by Loch Awe and Loch Lomond

Pour tous les Glaswégiens (j’avais le choix avec Glasgoviens mais je trouvais le premier plus vilain) qui vous diront que d’aller à Édimbourg ce n’est pas aller en Écosse, parce qu’Édimbourg c’est pas l’Écosse, la vraie, gnagnagna, figurez-vous que j’ai de quoi leur rebattre leur caquet, car j’ai fini mon road trip écossais par Oban et Glasgow (et si ça, c’est pas l’Écosse, hein, je sais pas ce qu’il leur faut). 

Édimbourg, Île de Skye… Il fallait bien redescendre à un moment donné. Un peu ambitieuse au départ en ce qui concernait mon itinéraire (j’avais prévu de passer la nuit sur l’île de Mull en partant de celle de Skye mais je n’avais pas du tout pris en compte les horaires d’hiver des ferries et du coucher du soleil – pour faire simple, je serais arrivée à destination sur l’île de Mull le soir après la fermeture de tous les restaurants et aurais dû repartir le matin vers 6 heures, pas top), j’ai changé ma nuit d’Airb’n’b sur l’île de Mull pour une chambre à Oban, ville située juste en face de l’île en question et où pousse du whisky (bon, y’a une distillerie, quoi).

Oban

En arrivant j’ai trouvé un formidable hôte en la personne de Billy, qui m’a dit quoi faire durant mon court séjour. J’ai commencé par descendre la colline à pied (en passant par la McCaig’s Tower (une petite folie dont la construction a été entreprise en 1895 pour donner du travail aux locaux – ça partait donc d’une bonne idée – avant d’être brutalement interrompue par le décès du mécène en 1902. La ‘tour’ en question n’est donc rien plus qu’une – jolie, au demeurant – coquille vide). Je me suis rendue à la distillerie, où j’ai assisté à la visite guidée et bu le deuxième whisky de ma vie (le premier, si vous vous souvenez bien, c’était avec deux inconnus à l’aéroport de Gatwick sur la route vers l’île de Man). Puis j’ai dîné dans un restaurant sympathique et suis rentrée me coucher, après m’être un peu perdue dans toutes ces petites rues en haut de la colline.

Le lendemain matin j’ai apprécié le petit-déjeuner de Billy et ai repris la route pour me rendre tranquillement à Glasgow. J’ai vu de très beaux endroits sur la route, c’était sublime – notamment la petite église de Saint Conan’s Kirk Loch Awe et le Loch Lomond qui m’ont donné très envie d’y retourner.

Glasgow

Lorsque je suis arrivée dans la capitale des Glasgow Boys, j’avais tout juste le temps de passer une heure au musée (comment ça, lequel, il y en a plusieurs ? Bon, OK, attendez, je vais faire un tour sur Wiki… La Kelvingrove Art Gallery and Museum, voilà, z’êtes contents ?). J’y suis donc allée, il y avait une petite expo sympa sur Mucha, mais bon honnêtement je n’ai pas été plus impressionnée que ça. J’ai eu le temps de faire le tour en une heure, je me suis plantée dix minutes devant The Fairy Raid de Joseph Noel Paton, que j’ai trouvé bien sombre (peut-être qu’il a besoin d’un petit soin enlumineur, je sais pas) et je suis repartie pour trouver mon Airb’n’b (la pire chambre que j’aie jamais vue de MA VIE btw).

Le voyage avait été long et fatigant (je parle de la semaine dans son ensemble), j’étais épuisée, il faisait nuit et froid (oui, je sais que je dis ça souvent mais c’est pas de ma faute si c’est vrai), bref je me suis forcée à ressortir dîner dans un restaurant chinois conseillé par le Lonely Planet (c’est dire à quel point j’étais désespérée) et je suis rentrée me coucher avec un film.

Le lendemain matin j’ai directement pris la voiture pour repartir vers Édimbourg où je devais la rendre, j’ai petit-déjeuné au Spoon (c’est un autre endroit que fréquentait également J.K. Rowling pendant qu’elle écrivait Harry Potter, mais je ne l’ai appris qu’au début de ce mois) et c’était bien bon, j’ai rendu la voiture, repris le train pour Londres, me suis écroulée chez Emma et c’est ainsi que s’est terminée cette première semaine écossaise : sur les rotules, mais plutôt émerveillée.

Le pays du fantastique

Avec déjà un deuxième voyage en tête, l’envie de repartir, le plus vite possible. Idéalement en mai 2018, pour voir l’île de Mull, les régions du Loch Awe et du Loch Lomond, celle de Glencoe, et aussi le viaduc de Glenfinnan et prendre le Poudlard Express qui le parcourt. Bref, l’Écosse c’est magique, à peine on y a mis les pieds qu’on veut y retourner. Mais surtout, quand on y est allé, même une fois, on comprend beaucoup plus facilement comment tant d’auteurs d’histoires fantastiques ont pu éclore dans ce pays (comme J.M. Barrie, auteur de Peter Pan ; J.K. Rowling et son Harry Potter, bien sûr, ou encore Martin Millar et ses Petites fées de New York) ou à proximité (Lewis Carroll, Neil Gaiman et J.R.R. Tolkien, sont/furent anglais ; C.S. Lewis était irlandais, …).

Partout au Royaume-Uni vous trouverez des légendes sur les fées (très présentes en particulier sur l’île de Man, d’ailleurs, mais évidemment partout ailleurs et surtout en Écosses, où elles prennent diverses formes et sont loin d’être toujours sympas), les dieux et déesses ancestraux, les animaux fantastiques… Je suis revenue avec plusieurs livres de légendes et mythes qui vous font voyager vers les pays des merveilles à chaque nouvelle histoire. Des histoires qui s’ajoutent au merveilleux des paysages (quand je pense à tous les gens qui m’ont dit, quand j’étais là-bas, « Mais pourquoi tu es venue en novembre, c’est pas terrible en ce moment », et à qui j’ai répondu qu’il ne se rendaient pas trop bien compte d cela magnificence de l’endroit où ils vivaient…) et qui ensorcèlent jusqu’à ce qu’on y retourne enfin.