Découverte : la marque The Leaf Bar à Cambridge

Kristine, founder of The Leaf Bar in Cambridge

Kristine, founder of The Leaf Bar in Cambridge

Lors de mon week-end à Cambridge début mars, à défaut de rencontrer Stephen Hawking, j’ai fait la connaissance de Kristine et de sa marque de thé The Leaf Bar, que j’avais remarquée sur les réseaux sociaux. Une petite marque qui se fournit directement chez les producteurs et qui sélectionne une petite gamme de thé qui n’en demeure pas moins assez complète, c’était intrigant. Et après avoir discuté longuement avec sa fondatrice, je suis tombée amoureuse du Leaf Bar qui propose du thé, mais aussi de la vaisselle à thé japonaise à prix abordable et qui sert des Matcha Latte les jours de marché. 

En arrivant devant le stand de The Leaf Bar sur le marché de Cambridge ce dimanche matin, je me suis présentée à Kristine, qui a aussitôt offert de me faire essayer un thé qu’elle propose quasiment en exclusivité étant donné sa rareté : le thé noir Bai Wen Red, un thé de Taïwan, où l’on produit plus généralement du oolong. D’ailleurs c’est la première fois que ce producteur fait du thé noir et il n’en a fait que cinq kilos. Ce thé aux notes clairement boisées reste délicat et se laisse infuser une deuxième fois sans problème.

J’ai ensuite passé un agréable moment à discuter avec Kristine, la créatrice de The Leaf Bar, qui vient de Lettonie et voyage en Chine où elle choisit elle-même certains thés directement chez les producteurs. Elle travaille également avec des agents pour d’autres thés en Chine mais aussi au Japon et à Hong Kong, où les marchés sont moins accessibles.

Elle se souvient de la première fois qu’elle a bu du Zhen Shang Xiao Zhong en Chine (le thé noir qui sert à faire le Lapsang Souchong). Elle avait raté un bus et un fermier lui avait dit que si elle lui achetait du thé il lui ferait faire le trajet. Elle est instantanément tombée amoureuse de ce thé. Quant à sa première fois pour le pu-erh, elle est presque aussi épique. On lui a donné plusieurs fois quatre rangées de sortes de thé à boire et à chaque fois elle devait désigner celui qui était le meilleur selon elle. Un vrai parcours du combattant pour voir si elle valait le coup. C’est seulement après ce test, qu’elle a réussi haut la main, qu’on l’a prise au sérieux et qu’on lui a sorti les thés réservés aux connaisseurs.

Kristine a fondé The Leaf Bar dans le but de « rendre le vrai bon thé accessible à tous ». Elle vend les thés qu’elle a soigneusement sélectionnés sur le marché de Cambridge le mercredi et le dimanche, mais aussi sur son site Internet (et elle vend à l’étranger). Elle est venue au thé d’une façon un peu détournée. Thérapeute ayurvédique à l’origine, elle s’est mise à cultiver diverses plantes pour leurs effets thérapeutiques. C’est donc au départ « un intérêt médical » qui l’a conduite à s’intéresser au camellia sinensis. Comme beaucoup de passionnés du thé, elle trouve impossible d’en choisir un seul qu’elle pourrait définir comme son thé préféré, même si elle avoue avoir une « fascination pour les oolong phoenix », qu’elle définit comme son « happy tea », le thé qui la « rend heureuse » quand elle le boit.