Photos : première(s) fois à Cambridge

Pictures of Cambridge: bikes, daffodils, bridge of sighs, King's College Chapel, RAF bar at the Eagle, punts, Mathematical Bridge...

Pictures of Cambridge: bikes, daffodils, bridge of sighs, King’s College Chapel, RAF bar at the Eagle, punts, Mathematical Bridge…

Le mois dernier j’ai passé un drôlement chouette week-end à Cambridge, où je n’avais jamais mis les pieds. Ce fut l’occasion de plusieurs premières fois que je me fais un plaisir de vous raconter enfin. 

Ce voyage a commencé de façon un poil catastrophique, puisque suite à une grève des aiguilleurs du ciel, mon vol Ryanair a été annulé la veille et que j’ai dû prendre un TGV jusqu’à Lille, puis un Eurostar, puis un autre train vers Cambridge. Bref, arrivée vers 18h à destination, j’avais déjà lu 300 pages de La Vérité sur l’Affaire Harry Québert. J’ai pris mes quartiers au Bed and Breakfast The Ark, à un quart d’heure à pied du centre-ville et dont le breakfast est juste comme il faut (et que je recommande donc chaudement – le B&B, pas juste le breakfast). Puis j’ai commencé mon Journal de voyage, avant d’aller dîner d’un burger au pub le Tram Depot. L’ambiance du pub était sympa, le personnel à l’écoute et on m’a laissé squatter une table de quatre pendant presque deux heures où j’ai bouquiné jusqu’à ce qu’il soit temps de me rendre au cinéma. Car j’avais prévu d’aller voir Split (pas sûre de trouver une séance en VO à Tours, j’ai préféré jouer la sécurité et me faire un bon film là-bas). J’ai adoré, je vous en reparlerai dans le prochain Cinévore. Ensuite je suis rentrée, j’ai complété mon journal et je me suis couchée, car le lendemain était chargé.

Débout à 8h le samedi matin, j’ai attaqué avec le breakfast à 8h30, avant d’aller me doucher et de mettre le point final à mon itinéraire de la journée. Je suis partie vers 10h45, j’ai fait un saut à la papeterie Ryman sur le chemin pour racheter de mini-carnets Moleskine et des stylos (parce que j’avais oublié les miens à Tours) et j’ai filé à l’autre bout de la ville, en face du Mathematical Bridge, où j’ai pris un ticket pour la prochaine session de punting. Les « punts » ce sont ces barques à fond plat qui servent à naviguer sur la rivière Cam. Les particuliers peuvent en posséder, bien sûr, mais les touristes achètent un billet pour une promenade effectuée par un étudiant qui vous raconte en puntant l’histoire de la ville et de ses collèges. À noter qu’il ne faut pas hésiter à acheter son billet à l’un des vendeurs dans la rue ou sur le pont, car ils sont vendus le même prix et que ces personnes sont rémunérées à la commission, m’a-t-on expliqué.

J’ai fait une chouette promenade sous le soleil, avec les canards qui nous suivaient (et nous dépassaient même). Ensuite, j’ai pris un thé au pub The Mill, juste en face, en attendant le taxi qui m’a emmenée à Grantchester pour déjeuner au Red Lion (un déjeuner épique que je vous ai déjà raconté). Après m’être bâfrée comme une porcinette j’ai décidé de rentrer en marchant jusqu’à Cambridge (ça se fait très bien à pied pour peu que l’on aime marcher – mon problème était que j’avais encore mon attelle à cause de mon entorse ce qui explique que j’aie fait l’aller en voiture pour économiser un peu ma cheville). J’ai donc visité Grantchester (ça va vite, hein), ce qui se résume notamment à entrer dans l’église St Andrew & St Mary’s Church où l’on tombe direct sur une affiche de la série télé (dans laquelle le ‘vicar’ se faire courir après par toutes ses ouailles célibataires). Rentrée à Cambridge, je me suis baladée tranquillement, j’ai fait un tour au centre commercial Arcade, et j’ai voulu retourner au cinéma mais il n’y avait plus de places pour les films qui m’intéressaient alors je suis rentrée reposer ma cheville fatiguée. J’ai rempli mon journal de voyage, préparé mon itinéraire des deux prochains jours, et je me suis couchée sans dîner (si vous avez lu le compte-rendu de mon déjeuner au Red Lion vous devriez savoir pourquoi) avec mon livre.

Dimanche matin j’ai fait un tour au marché où j’ai acheté plein de fromage et rencontré Kristine de The Leaf Bar, une chouette marque de thé indépendante que je vous invite fortement à découvrir. Puis j’ai repris un taxi pour me rendre à nouveau à Grantchester où je comptais me faire un tea time pour le déjeuner au très célébré The Orchard Tearoom. En fait pour pouvoir prétendre au Cream tea (le truc cool avec tout ce qu’on aime dedans), il faut réserver la veille au minimum. Donc là je me suis retrouvée pressée de choisir deux scones et un sandwich au cheddar 4 minutes avant que la cuisine ne ferme (et qui est arrivé même pas grillé, avec dedans juste du cheddar râpé de supermarché qui tombait donc partout dès que j’essayais de prendre un morceau de sandwich dans les mains). Et niveau thé, eh bien le choix était plutôt réduit : une demi-douzaine de boîtes environ de sachets Twinings lâchés dans un pot d’eau chaude de la machine à café. Pour couronner le tout, les scones qu’on m’avait vantés étaient bons mais moins d’être si exceptionnels que ça. Bref, j’étais dégoûtée d’être revenue à Grantchester juste pour ça, surtout que je devais payer un taxi à nouveau pour arriver à temps au Fitzwilliam Museum et avoir le temps d’en faire le tour. Bref, à moins que vous ne soyez déjà sur place, je vous déconseille fortement de faire le chemin pour vous rendre au Orchard. Préférez-y les salons de thés et cafés de Cambridge. J’ai quand même eu le temps de me promener avant de rentrer une fois encore sans dîner car un peu ballonnée de ce tea time franchement bof.

Le lundi matin, après mon breakfast et ma douche, je me suis rendue à la Round Church, qui était fermée et que je n’ai pas pu visiter, malheureusement. Je suis alors redescendue par St. John’s Street vers le King’s College dont le voulais visiter la célèbre chapelle. Sur le chemin je suis tombée par hasard sur le salon de thé Harriet’s, où j’ai cette fois pris un vrai tea time de qualité en guise de déjeuner et j’ai repris mon chemin. J’ai fait un tour au Gonville & Caius collège où j’ai trouvé la porte du bureau de Stephen Hawking, marché autour de la ville, fait un tour sur les ‘backs’ (les prairies qui bordent la rivière Cam de chaque côté et dont certaines parties sont réservées aux étudiants des collèges). Je suis rentrée par le Clare College, qui est ouvert aux visiteurs gratuitement.  Et mon petit plaisir même pas coupable, c’est, quand je suis allée visiter la King’s College Chapel, d’avoir fait le tour du ‘quad’ (le carré couvert d’herbe entre les quatre bâtiments), passant ainsi par un morceau strictement réservé aux professeurs. « Même les élèves de King’s n’ont pas le droit de marcher là », m’a dit la dame qui gardait l’entrée de la chapelle (qui fait la taille d’une petite cathédrale). Eh bah moi si, d’abord. Je suis tellement une thug. Après tout ça, je suis rentrée récupérer mes valises au B&B et je suis allée prendre mon train pour Londres. Le soir même, j’avais rendez-vous au théâtre avec Jérémy, mais ça, c’est une autre histoire !