Books of 2017 #10 : The Muse de Jessie Burton

Jessie Burton's The Muse review

Jessie Burton’s The Muse review

Cet article est traduit en français après la version anglaise. 

Yet another great book that might go straight in my Top something at the end of the year, The Muse, second novel of Jessie Burton, is a masterpiece about art and great female artists. 

The Miniaturist, Jessie Burton’s first novel, is a bestseller which I had spotted some time ago. During my UK trip last November, it was in my to buy list. But when I saw The Muse and its absolutely magnificent cover (if you’re a regular visitor on this blog, you surely already know of my love for beautiful covers – and how they strongly influence my choices of books) I had to have it. An impulse confirmed by the synopsis:

« On a hot July day in 1967, Odelle Bastien climbs the stone steps of the Skelton gallery in London, knowing that her life is about to change forever. Having struggled to find her place in the city since she arrived from Trinidad five years ago, she has been offered a job as a typist under the tutelage of the glamorous and enigmatic Marjorie Quick. But though Quick takes Odelle into her confidence, and unlocks a potential she didn’t know she had, she remains a mystery – no more so than when a lost masterpiece with a secret history is delivered to the gallery.

« The truth about the painting lies in 1936 and a large house in rural Spain, where Olive Schloss, the daughter of a renewed art dealer, is harboring ambitions of her own. Into this fragile paradise come artist and revolutionary Isaac Robles and his half-sister Teresa, who immediately insinuate themselves into the Schloss family, with explosive and devastating consequences… »

Navigating a dual plot, the reader will explore the history of Europe in the 1930’s through the eye if the Austrian Schloss family, exiled in Spain, where civil war is starting, but also the 1960’s in London through the history of a Black young woman, Odelle Bastien, who comes from Trinidad. But The Muse is more than a great narrative performance, with its cliffhangers, twists and heart-stopping revelations, with captivating characters and Jessie Burton’s page-turner writing. 

Both stories in The Muse (that would be the stories of Olive and Odelle) explore the delicate and intricate bonding between the main characters and other women – Teresa in the case of Olive and Quick for Odelle. Both Olive and Odelle are talented creative women who lack confidence in themselves but with find help in their relationships with Teresa and Quick rather that with the ones they have with the men they love. It is probably no coincidence that the painting linking both stories together is one of St Just a and St Rufina, two sisters who have been persecuted because they would not let others control their art. There is another female character that deserves to be talked about, and it’s Olive’s mother, Sarah Schloss, who seems to suffer from bipolar disorders (which, like Cora Seaborne’s son’s autistic disorder in The Essex Serpent, is not named in the book). Although strong masculine character exist in The Muse, Jessie Burton’s second novel is clearly a triumph of fascinating female characters and leads us to question ourselves about who is a muse to whom in this story and in ours. 

Jessie Burton, The Muse

Lectures de 2017 : Les Filles au lion de Jessie Burton

Voici de nouveau un superbe livre qui devrait aller directement dans mon Top de fin d’année, Les Filles au lion, deuxième roman de Jessie Burton, un petit bijou qui nous parle d’art et de personnages féminins talentueux. 

Miniaturiste, le premier roman de Jessie Burton, est un best-seller que j’avais remarqué depuis quelque temps. Lors de mon voyage au Royaume-Uni en novembre dernier, il était d’ailleurs dans ma liste de romans à acheter pour ma liste de lecture de cette année. Mais quand j’ai vu The Muse (car je l’ai lu en version originale), qui a été traduit en français sous le titres des Filles au lion, et sa magnifique couverture (si vous êtes un visiteur régulier de ce blog, vous devez savoir à quel point j’aime les belles couvertures et combien elles sont déterminantes dans mon choix de livres), je n’ai pas pu résister et j’ai acheté les deux romans. Un achat compulsif motivé tout autant par le résumé de l’histoire (je fais le choix délibéré de traduire moi-même le résumé original plutôt que de vous donner celui en français, que je trouve moins pertinent) :

« Lors d’une chaude journée de juillet 1967, Odelle Bastien monte les marches de pierre de la Skelton gallery à Londres, consciente que sa vie est sur le point de changer pour toujours. Elle qui a eu du mal à trouver sa place dans cette ville depuis qu’elle est arrivée de Trinité cinq ans auparavant vient de se voit offrir une position de dactylo sous la coupe de l’énigmatique et glamour Marjorie Quick. Mais alors que sa supérieure va faire d’Odelle sa confidente et lui permettre de libérer un potentiel que la jeune femme n’imaginait pas posséder, Quick demeure elle-même un mystère, qui semble devenir plus impénétrable encore lorsque qu’un tableau aux origines obscures trouve son chemin jusqu’à la Skelton gallery.

« L’histoire de cette peinture repose dans une grande maison de l’Espagne rurale, en 1936, où Olive Schloss, la fille d’un marchand d’art renommé, nourrit ses propres ambitions. Dans ce paradis fragile vont s’insinuer l’artiste révolutionnaire Isaac Robles et sa demi-sœur, Teresa, qui vont s’immiscer dans les secrets de la famille Schloss et devenir la cause de conséquences explosives et dévastatrices. »

En navigant entre deux intrigues, le lecteur va explorer l’histoire de l’Europe des années 30 à travers le regard des Schloss, une famille autrichienne exilée en Espagne, où la guerre civile s’apprête à faire rage, mais également le Londres des années 60 au travers de l’histoire d’Odelle Bastien, une jeune femme noire des îles du Commonwealth, qui tente de s’adapter à la vie anglaise. Mais Les Filles au lion est plus qu’une superbe performance narrative, avec son suspens, ses rebondissements, ses personnages captivants et l’écriture entrainante de Jessie Burton.

Les deux histoires des Filles au lion – à savoir celles d’Olive et d’Odelle – explorent la façon dont les deux héroïnes vont se rapprocher, d’une façon délicate et parfois compliquée, de deux autres femmes, Teresa et Quick. Olive et Odelle sont deux femmes talentueuses qui manquent toutefois de confiance en elles mais trouveront de l’aide dans leurs relations avec Teresa et Quick plutôt qu’en se reposant sur les hommes qu’elles aiment. Ce qui laisse penser que ce n’est pas une coïncidence si le tableau qui lie les deux histoires ensemble représente sainte Justa et sainte Rufina, deux sœurs persécutées parce qu’elle refusaient que l’on contrôle leur art. Il y a une autre femme qui mérite qu’on parle d’elle dans ce roman et c’est la mère d’Olive, Sarah Schloss, qui semble souffrir de troubles bipolaires – bien que, comme c’est le cas pour le fils autiste de Cora Seaborne dans The Essex Serpent, son trouble du comportement ne soit pas expressément nommé dans le livre. Bien qu’il existe des personnages masculins forts dans Les Filles au Lion, ce deuxième roman de Jessie Burton est de toute évidence le triomphe de fascinants personnages féminins qui nous mène à nous demander qui est vraiment la muse de qui.

Jessie Burton, Les Filles au lion